Interview by Alassane Cissé for Mehari Consulting

On the occasion of the festivities marking the celebration of International Women’s Day, our media department met a brave lady who fights every day in the shadows to contribute towards the empowerment of Malian women. Introducing Zeina Walet Mohamed Ali, who is in charge of the YALI Film School Fellowship project at Accountability Lab Mali.

Mehari: Please introduce yourself to our readers.

ZEINA: I am Zeinabou W. Mohamed Ali. I studied Engineering of Development Projects and Programs at Delta University. C from Bamako. I am now in charge of the YALI Film School Fellowship project at Accountability Lab Mali.

Mehari: Tell us a bit about Accountability Lab Mali and the YALI Film School Fellowship Project.

Accountability Lab Mali is a non-profit organization created in 2016 in Mali. It works in the fight against corruption, contributes to the improvement of good governance and works toward the strengthening of accountable and efficient institutions. The organization is very involved in community development through several programs, namely:

– Integrity Icon Mali
– Civic Action Teams
– Accountability Incubator
– Linking and Learning: OpenGovHub (Bamako)
– Reel Change: the YALI film scholarship for responsible leadership of women in Mali.

The YALI Film School Fellowship is a 100% female project which aims to train women in Mali and Niger in the techniques of producing and directing short films with themes that reflect the realities faced by Malian communities on a daily basis.

In Mali we have 10 young women from several regions of the country who have benefited from this apprenticeship grant.

The objective of the project is that the short films serve as advocacy and awareness tools among the population of leaders to encourage them to adopt a positive behavior change.

The project was funded by the United States Department of State through the United States Embassy in Mali for the period from October 2020 to October 2021.

The launch of the project took place on February 15, 2021 at Accountability Lab Mali and it was also the start of the training which was held from February 15 to 19, 2021. We had the honor to close the training with a video conference featuring Ms. Mbaranga Gasarabwe, United Nations Deputy Special Representative, Humanitarian Coordinator and Resident Coordinator of the United Nations Development Program, who has shown great interest in our project.

We hope to make you discover this project through our next productions and screenings of short films.

Mehari: What does March 8 (International Women’s Day) mean to you?

ZEINA: I think that women should be celebrated every day, but the International Women’s Day is a reminder to the world to pay tribute to all the brave and courageous women of the world and also to recall the importance of the struggle for the acquisition of our respective rights. Long before 1977 when this International Women’s Day was officially recognized by the United Nations, women fought for the right to vote for better working conditions and above all for a better living situation. We must continue in this same perspective because of course there has been a lot of progress since then, but many women are suffering in the world because of the injustices of our societies.

Mehari: What do you think women still need to do to participate in their economic empowerment and the country’s development?

ZEINA: The women of the 21st century are more and more free and assert themselves more. I am happy and proud of the accomplishments of many of them and I remain optimistic about the future. To participate in their economic empowerment, women must have confidence in their ability and stay focused in their actions because we know how effective they can be. I also think that we have to educate our children well because it starts from a young age. We have to show them that they have to help each other and not compete with each other. We must transmit good values ​​to the new generation so that women and men become complementary while respecting the rights of each one for a better balance in the world.

 

À l’occasion des festivités marquant la célébration de la Journée Internationale de la Femme, notre service média est allé à la rencontre d’une brave dame qui se bat au quotidien dans l’ombre pour apporter sa pierre à l’édifice pour l’épanouissement de la femme malienne. Il s’agit de Zeina Walet Mohamed Ali, chargée du projet Yali Film School Fellowship à Accountability Lab Mali.

Mehari : Présentez-vous à nos lecteurs.

ZEINA : Je suis Zeinabou W. Mohamed Ali, j’ai fait mes études en ingénierie des Projets et Programmes de Développement à l’université Delta. C de Bamako. Chargée du projet Yali Film School Fellowship à Accountability Lab Mali.

Mehari : Parlez nous un peu de Accountability Lab Mali et du projet Yali Film School Fellowship : Création, objectifs, les réalisations et les perspectives.

Accountability Lab Mali est une organisation à but non lucratif créée en 2016 au Mali. Elle évolue dans la lutte contre la corruption contribue à l’amélioration de la bonne gouvernance et au renforcement des institutions redevables et efficaces et est très impliquée dans le développement communautaire à travers plusieurs de ces programmes à savoir :

– Integrity Icon Mali
– Civic Action team
– Accountability Incubetor
– Linking and learning : OpenGovHub (Bamako)
– Reel Change: la bourse de cinéma Yali pour le leadership responsable des femmes au Mali.

Le Yali Film School Fellowship est un projet 100% féminin qui vise à former des femmes au Mali et au Niger sur les techniques de production et réalisation de courts-métrages avec des thématiques qui reflètent les réalités auxquelles sont confrontées les communautés Maliennes au quotidien.

Au Mali nous avons 10 jeunes femmes originaires de plusieurs régions du pays qui ont bénéficiées de cette bourse d’apprentissage.

L’objectif du projet est que les courts-métrages servent d’outils de plaidoyers et de sensibilisation auprès de la population des dirigeants pour les inciter à adapter un changement de comportement positif.

Le projet a été financé par le Département d’État Américain à travers l’Ambassade des États Unis au Mali pour la période d’octobre 2020 à octobre 2021.

Le lancement du projet a eu lieu le 15 Février 2021 à Accountability Lab Mali c’était également le début de la formation qui s’est tenue du 15 au 19 Février 2021. Nous avons eu l’honneur de clôturer la formation avec une vidéo conférence de Mme Mbaranga Gasarabwe, Représentante spéciale adjointe des Nations Unies, Coordinatrice de l’action humanitaire et Coordinatrice résidente du Programme des Nations Unies pour le Développement, qui a manifesté un grand intérêt pour notre projet.

Nous espérons vous faire découvrir ce projet à travers nos prochaines réalisations et projections de courts-métrages.

Mehari : Qu’entendez vous par le 8 mars (la Journée Internationale de la Femme)

ZEINA : Je pense que la femme doit être célébrée tous les jours, mais là journée internationale des droits des femmes est un rappel au monde d’abord pour rendre hommage à toutes les braves et courageuses femmes du monde mais aussi pour rappeler l’importance de la lutte pour l’acquisition de nos droits respectifs. Bien avant 1977 où cette journée internationale des femmes a été officiellement reconnue par les Nations unies, des femmes ont manifesté pour qu’on ait le droit au vote pour des meilleures conditions de travail et surtout pour une meilleure situation de vie. Nous devons continuer dans cette même optique car certes il y a eu beaucoup de progrès depuis mais beaucoup de femmes souffrent dans le monde à cause des injustices de nos sociétés.

Mehari : Qu’est ce que les femmes doivent encore faire, selon vous, pour participer à leur autonomisation économique et au développement du pays ?

ZEINA : Les femmes du 21ème siècle sont de plus en plus libres, s’affirment davantage, je suis contente et fière de l’accomplissement de plusieurs d’entre elles et je reste optimiste quant à l’avenir. Pour participer à leur autonomisation économique les femmes doivent avoir confiance en leur capacité et rester focus dans leurs actions car nous savons combien elles peuvent être performantes. Je pense également que nous devons bien éduquer nos enfants car ça commence depuis le plus jeune âge. On doit leur montrer qu’ils doivent s’entraider et non se mettre en concurrence. Nous devons transmettre des bonnes valeurs à la nouvelle génération pour que les femmes et les hommes deviennent complémentaires dans les respects des droits de chacun pour un meilleur équilibre dans le monde.